Ils ont réussi leur projet

Huilerie Cauvin, parce que la recherche et l'innovation ne sont pas une question de taille

3 générations ont perpétué l’héritage d’un moulin gardois pour évoluer avec le temps et construire une PME de réputation internationale, spécialiste des huiles alimentaires.

En sa qualité de partenaire de l'industrie agro-alimentaire, l’huilerie Cauvin s’est impliqué dans un projet de recherche européen impliquant des partenaires de 6 pays européen et doté d’un budget de 3 millions d’€ (ICARE) pour apporter à ses clients les informations, solutions et produits permettant d’améliorer la qualité sanitaire des produits dans lesquels est incorporée son huile.


Site web: www.huilecauvin.com
Email : cauvin@huilecauvin.com
Localisation : Nîmes (Gard)
Volumes commercialisés : 4 200 Tonnes
Chiffres d'affaires 2006 : 7 906 000 €
dont : Industrie agro-alimentaire 64 %, Grande distribution 14 %, Exportation 12 %, Conditionnement à façon 6 %, Restauration hors domicile 4 %

L’origine de l’huilerie Cauvin remonte à 1930 : M. Chauvet, tonnelier de métier, se lance dans la confiserie d’olives dont le fleuron est la Picholine du Gard. C’est tout naturellement qu’il étend son activité à l’élaboration d’huile en ouvrant un moulin qui produira pendant 20 ans une huile de qualité très appréciée dans la région. Le gel de 1956, qui réduit considérablement les récoltes d’olives, mettra un coup d’arrêt au fonctionnement du moulin. Gilbert Cauvin, son gendre, tout en poursuivant la confiserie et la production d’huile d’olive, issue des récoltes d’autres mouliniers de la région, s’orientera dans les années 1970 vers l’élaboration et le négoce d’autres huiles auprès des collectivités et restaurateurs régionaux. Gérard Cauvin, actuel co-gérant de l’entreprise, prendra sa suite en 1985 pour perpétuer un savoir-faire acquis depuis l’enfance et développer une gamme de produits diversifiée et attractive.
Aujourd’hui, l’huilerie CAUVIN exerce son activité auprès d’une clientèle d’industriels de l’agro-alimentaire qui utilise ses huiles dans différentes applications.
En sa qualité de partenaire de cette industrie l’huilerie Cauvin souhaite apporter à ses clients les informations, solutions et produits permettant d’améliorer la qualité sanitaire des produits dans lesquels est incorporée son huile.

C’est ainsi que cette PME s’est impliqué dans un projet de recherche européen impliquant des partenaires de 6 pays (France, Italie, Portugal, République Tchèque, Slovaquie) et doté d’un budget de 3 millions d’€ : ICARE.

Pour en savoir plus sur ICARE, cliquer ici.

Problématique scientifique liée au programme ICARE


Il s’avère que lors des opérations de cuisson classiques des composés néoformés indésirables peuvent se former. La plupart se forment au cours de la réaction de Maillard, à l’origine du brunissement, des arômes et de la texture des aliments grillés.

L’impact de ces composés sur la santé est encore méconnu et incite à la prudence. C’est pourquoi un projet de recherche européen (ICARE) a été monté afin d’identifier les modalités de formation de ces composés dans différents produits (dont les chips) et de trouver des solutions de maitrise.

Participation de L’Huilerie CAUVIN

L’huilerie CAUVIN a participé aux travaux d’ICARE sur les chips. L’Huilerie Cauvin apporte son expertise pour la sélection des huiles les mieux adaptées à la friture des pommes de terre et fournit les échantillons nécessaire aux essais d’impact de l’utilisation de ces huiles sur la présence des composés néoformés indésirables dans le produit fini.

Entretien avec Gérard Cauvin, co-gérant d’Huilerie Cauvin

Comment avez-vous décidé de participer au projet ICARE?

Nos travaux de recherche en interne sur l'amélioration de nos huiles de fritures nous ont amenés à nous interroger sur la sélection des huiles permettant un comportement sanitaire optimum des bains de friture. Nous avons travaillé avec l'ITERG (centre technique spécialiste des corps gras) sur ce thème. La problématique du projet ICARE touchait de près ces sujets sur lesquels nous n’avions pas les ressources pour mettre en place une démarche lourde de recherche fondamentale.
La constitution d'un projet européen pluri disciplinaire sur la problématique qui nous intéresse a retenu notre attention. C’est ainsi que suite à l’invitation de l’ITERG nous avons rejoint le consortium de recherche.

Quel a été le rôle d’Huilerie Cauvin dans le projet?

Nous avons participé à l'ensemble des réunions plénières du projet au cours desquelles un état de l’avancée des travaux était fait. Nous avons apporté notre expertise sur les huiles et leurs comportements en fritures et avons fournis gracieusement tous les échantillons qui ont permis de faire les essais d’impact en laboratoire et en situation industrielle.


Qu’a apporté cette participation à ICARE à votre activité ?

Le spectre d'ICARE dépassait très largement (par la diversité des produits étudiés notamment) les domaines pouvant strictement intéresser notre activité mais tous les essais réalisés dans le domaine de la friture présentaient un intérêt primordial pour la conception de nos nouvelles formulations d'huiles de fritures qui intègreront désormais les enseignements du projet ICARE.

Pensez vous qu’il y ait des moyens de favoriser la participation des PME et TPE aux projets européens ?

Les centres techniques me semblent bien placés pour recueillir les besoins en recherche des PME et leur proposer des projets de recherche collective, pour faire les liens et distribuer l'information.
Le problème majeur pour s'intégrer dans un projet est le temps que l'on peut raisonnablement y consacrer. Cela suppose un véritable investissement qui reste onéreux pour l'entreprise.
Une volonté sans faille est donc nécessaire au même titre qu’une en forte adéquation du projet avec les besoins de l'entreprise.